Comment la COVID-19 pourrait avoir un impact sur les victimes de la violence conjugale et sexuelle

Comment la COVID-19 pourrait avoir un impact sur les victimes de la violence conjugale et sexuelle

Comment la COVID-19 pourrait avoir un impact sur les victimes de la violence conjugale et sexuelle

Notre communauté traverse une période difficile. La COVID-19 est une grave menace mondiale pour la santé publique et notre collectivité prend les mesures appropriées pour contenir le virus et assurer la sécurité et la santé de tous. Nous sommes très reconnaissants que nos dirigeants prennent la COVID-19 au sérieux, mais nous craignons également que les victimes et les survivants de la violence conjugale et sexuelle soient coupés des ressources et du soutien dont ils ont besoin.

Les situations de crise ont toujours un impact important sur les victimes et les survivants de la violence, en particulier celles qui sont également membres de communautés marginalisées (telles que les minorités visibles, les personnes LGBTQ+, les personnes à faible revenu). De même, nous prévoyons que la COVID-19 augmentera les facteurs de risque de violence qui isoleront et mettront en danger les victimes et les survivants.

Afin de plaider efficacement en faveur des victimes et des survivants pendant la COVID-19, il est essentiel de comprendre comment ils en sont affectés de manière unique. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples à prendre en compte lorsque vous cherchez à soutenir les victimes et les survivants et à sensibiliser aux conséquences moins connues de cette urgence.

1. L’isolement social signifie rester à la maison, mais les demeures peuvent être dangereuses.
La pratique de l’éloignement social peut être dangereuse si le domicile d’une personne n’est pas sûr. Si une victime vit avec un agresseur, elle peut être à plus grand risque de violence sexuelle et conjugale à la maison. En raison de la COVID-19, les victimes peuvent avoir moins accès à des ressources et de l’aide extérieures ainsi qu’à un soutien tangible de leur famille et de leur communauté.

De plus, une tension et un stress accrus à la maison peuvent contribuer à une augmentation du contrôle et des comportements abusifs. Les agresseurs peuvent chercher à limiter les informations sur la COVID-19 ou utiliser le virus comme excuse pour contrôler les finances, contrôler le corps et le comportement d’une victime, couper le contact avec ses amis et sa famille et menacer de retenir des ressources vitales.

2. Les personnes vulnérables peuvent être forcées d’avoir des relations sexuelles de survie.
Alors que la pression pour rester à la maison monte et que de plus en plus d’entreprises et d’organisations ferment, de nombreuses personnes se retrouvent sans chèque de paie ni abri. Ils peuvent être contraints de se livrer à des rapports sexuels de survie, ce qui signifie qu’ils échangent des rapports sexuels pour répondre à un besoin de survie de base. Cela peut signifier l’accès à la nourriture, un endroit où vivre ou une autre nécessité.


3. La perte de revenu peut forcer les victimes à continuer de vivre avec des agresseurs.
Sortir de situations abusives demande souvent de l’argent. De nombreuses personnes en situation de violence épargnent pendant des mois, voire des années, pour se payer un appartement ou une stratégie de sortie. S’ils connaissent une baisse de revenu due à la COVID-19, ils peuvent être contraints de reporter leur stratégie de sortie et de continuer à vivre dans une situation de violence.

4. Un stress extrême en cas d’urgence peut déclencher un traumatisme.
Les personnes qui ont subi un traumatisme violent tel qu’une victimisation sexuelle peuvent voir leur trauma déclenché par des niveaux élevés de stress dus à la COVID-19. Les crises peuvent ouvrir de vieilles blessures et augmenter l’anxiété. De plus, l’éloignement social peut accroître le sentiment d’isolement des autres, ce qui les fait se sentir seuls et loin de l’aide.

5. Il peut y avoir plus d’obstacles pour les victimes à accéder aux services d’aide concernant la violence sexuelle et domestique — mais ces services sont toujours disponibles !
De nombreux programmes et services prennent des décisions difficiles sur la meilleure façon de servir les victimes et les survivants tout en priorisant la santé et la sécurité. Bien que de nombreux programmes locaux de lutte contre la violence sexuelle et familiale continuent d’offrir leurs services en personne ou en ligne, de nombreuses personnes ne savent peut-être pas comment accéder à l’aide ou que cette aide leur est même toujours disponible pendant la COVID-19.

6. Les enfants sont plus susceptibles d’être témoins et victimes de violence.
Maintenant que les écoles et les options de garderie sont limitées, de nombreux enfants doivent rester à la maison pendant la journée. Ce stress supplémentaire peut augmenter les facteurs de risque de violence à domicile. De plus, les enfants en situation de violence passeront plus de temps à la maison, et ils seront plus susceptibles d’être témoins ou victimes de violence et moins en mesure de signaler la violence à un adulte qui peut les aider.

Aidez-nous à faire prendre conscience de l’impact de la COVID-19 sur les victimes et survivants et à augmenter l’éveil de chacun sur les facteurs de risque de violence. Partagez ces informations en grand nombre.

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BESOIN D’AIDE OU D’UNE OREILLE ATTENTIVE RAPIDEMENT? VOICI QUELQUES RESSOURCES UTILES :


Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) : 1-866-532-2822 (24/24) - www.cavac.qc.ca

Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) : 1-888-933-9007 (24/24) - www.rqcalacs.qc.ca

SOS violence conjugale : 1-800-363-9010 (24/24) - www.sosviolenceconjugale.ca

Tél-écoute : 514-493-4512 - (7 jours par semaine, de 10h à 22h) - www.tel-ecoute.org

Écoute Entraide : Montréal : 514 278-2130 Sans frais : 1-844-294-2130 (7 jours par semaine, de 8 h à minuit) - www.ecoute-entraide.org

Centre de prévention du suicide de Québec: 1 866 APPELLE (277-3553) (24/24) - www.cpsquebec.ca

Info-Social 811: 1-877-644‑4545 (sans frais) / Personnes malentendantes (ATS) 1-800-361‑9596 (sans frais) (24/24) - www.quebec.ca/sante/trouver-une-ressource/info-social-811

Ressources spécifiquement pour hommes :

Centre de Ressources et d'Intervention pour hommes Abusés Sexuellement dans leur Enfance (CRIPHASE) : 514-529-5567 (Lundi-Vendredi: 9:00 à 17:00) - www.criphase.org

Centre de Ressources pour Hommes de Montréal (CRHM) : 514-355-8300 (Lundi: 10h00 à 17h00 - Mardi au vendredi: 10h00 à 20h00 - Samedi: 10h00 à 17h00 - Dimanche: Fermé) - www.crhmontreal.ca

Service d’aide aux conjoints (SAC) : 514-384-6296 (La réponse téléphonique est effectuée lors des heures d'ouverture. Service de messagerie 24/7. Lundi: 8h30-21h30 - Mardi et mercredi: 9h30-21h30 - Jeudi: 8h30-19h00 - Vendredi: 9h30-17h00) - www.serviceaideconjoints.org

Ressources pour adolescents :
Tel-jeunes : Montréal: 514-288-2266 - Ligne sans frais: 1-800-263-2266 (24/24) - www.teljeunes.com

Ressources pour ainés :
Tel-Aînés : 514-353-2463 - (7 jours par semaine, de 10h à 22h) - www.tel-ecoute.org