Qu’est ce que la maltraitance?

La violence familiale ou la maltraitance se produit lorsqu’un membre de votre famille ou une personne que vous fréquentez vous fait du mal physiquement, sexuellement, psychologiquement ou financièrement. La violence familiale ou la maltraitance comprend aussi la négligence.

Certains types de maltraitance sont des crimes, comme la maltraitance physique ou sexuelle. C’est ce qu’on appelle aussi des actes criminels. D’autres types de maltraitance (p. ex. des insultes répétées) ne sont peut être pas des crimes, mais peuvent tout de même faire mal. Ils peuvent aussi ouvrir la voie à des formes criminelles de maltraitance si la situation dégénère.

Si votre époux, votre épouse, votre conjoint ou conjointe de fait ou votre petit ami ou petite amie a un comportement violent, c’est de la violence familiale. Si votre père ou votre mère, votre enfant, votre frère, votre sœur, votre belle famille ou des membres de votre famille élargie sont violents, c’est aussi de la violence familiale.

Des gens de toutes les origines, de toutes les religions et de tous les âges peuvent être victimes de maltraitance. La maltraitance peut toucher tout le monde, peu importe le niveau de scolarité ou la richesse. Les victimes peuvent être des hommes ou des femmes, des garçons ou des filles. Cependant, les femmes sont plus souvent victimes des formes les plus graves de violence familiale, comme la violence physique et sexuelle.

Si vous êtes victime de maltraitance, vous vivez peut-être dans la peur, la honte et la solitude. Vous croyez peut être que c’est de votre faute. Ce n’est pas de votre faute. La personne qui vous maltraite est responsable de ses gestes.

La violence est un choix, mais c’est un mauvais choix.

Que devriez-vous faire si vous êtes victime de maltraitance?

Vous ne voulez peut-être pas parler de votre famille à d’autres personnes. Vous croyez peut être que la violence familiale est une question privée. Mais ici, au Canada, c’est aussi une affaire de société. La violence a des répercussions sur les familles, les enfants et l’ensemble de la société. Il est très dommageable pour les enfants de vivre dans un contexte de violence familiale.

Si vous êtes victime de maltraitance, il est important que vous obteniez de l’aide. Parlez à un médecin, à une infirmière, à un travailleur social, à un professeur, à un policier ou à une personne en qui vous avez confiance. Si votre enfant est victime de maltraitance ou vous voit être maltraité(e), vous devez appeler la police ou les services de protection de l’enfance.

Il est peut-être très difficile pour vous de fuir la maltraitance sans aide. Vous avez peut être l’impression de dépendre de la personne violente. Vous l’aimez peut être encore. Vous avez peut être l’impression qu’elle a besoin de vous. Il y a peut-être des membres de votre famille qui s’attendent à ce que vous restiez pour ne pas entacher l’honneur familial. Il est possible que vous ayez l’impression qu’il est de votre devoir de rester. La personne qui vous maltraite vous a peut être menacé(e), et vous avez l’impression que partir est encore plus dangereux que rester. En outre, la personne vous a peut être promis qu’elle allait changer et vous a supplié(e) de rester.

La maltraitance est-elle normale dans une relation?

Les relations saines ne sont pas empreintes de maltraitance. Les membres de la famille doivent se respecter et se traiter avec dignité. La personne qui vous maltraite vit peut être beaucoup de stress, mais cela ne justifie pas qu’elle vous maltraite. Il y a de nombreuses façons saines de régler les problèmes et les conflits. Par exemple, vous pouvez obtenir l’aide de quelqu’un en qui vous avez confiance, comme un chef religieux ou un travailleur communautaire. La personne qui vous maltraite vous aime peut être, et vous l’aimez peut-être en retour, mais la violence n’a pas sa place dans une relation familiale ou conjugale.

La personne qui vous maltraite doit aussi savoir que de nombreuses formes de maltraitance sont des crimes aux termes du Code criminel*, et elles peuvent mener à des accusations criminelles par la police.

Maltraitance physique

À quoi ressemble la maltraitance physique?

La maltraitance ou la violence physique, y compris les voies de fait, c’est le fait d’utiliser de façon délibérée la force contre une personne sans son consentement*. Elle peut causer des douleurs physiques ou des blessures qui peuvent être permanentes. Voici quelques formes de maltraitance physique :

• pousser ou bousculer;

• frapper, gifler ou donner des coups de pied;

• pincer ou donner des coups de poing;

• étrangler;

• blesser à l’aide d’un couteau;

• blesser à l’aide d’une arme à feu;

• lancer des objets sur quelqu’un;

• causer des brûlures;

• retenir quelqu’un pendant que quelqu’un d’autre l’agresse;

• enfermer quelqu’un dans une pièce ou l’attacher;

• tuer quelqu’un.

Au Canada, tous ces actes sont des crimes.

La police prend les cas de maltraitance physique très au sérieux. Si l’agresseur est reconnu coupable de vous avoir maltraité(e), les conséquences peuvent être très graves. Vous pouvez déclarer un cas de maltraitance physique à la police en tout temps, même longtemps après les faits. Mais il est préférable de le déclarer le plus rapidement possible.

Si un enfant est victime de maltraitance physique à la maison, les services de protection de l’enfance peuvent intervenir et retirer l’enfant aux parents.

Violence liée au soi-disant honneur

On parle de violence liée au soi disant honneur quand des membres d’une famille utilisent la violence pour protéger l’honneur familial. La victime est habituellement de sexe féminin et a eu, selon sa famille, un comportement qui suscite la honte ou le déshonneur. Par exemple, la famille peut ne pas approuver les actes suivants :

• fréquenter des garçons ou leur parler;

• avoir des rapports sexuels sans être mariée;

• porter des vêtements que la famille juge inappropriés;

• refuser un mariage forcé. Les membres de la famille croient que l’utilisation de la violence va rétablir la réputation de la famille. Ils peuvent utiliser différentes formes de violence, par exemple :

• les coups;

• la séquestration;

• les menaces;

• l’incitation au suicide;

• le meurtre.

Ces actes sont des crimes. Si vous connaissez quelqu’un qui craint pour sa sécurité en raison de l’honneur familial, appelez la police.

Mutilation génitale féminine

La mutilation génitale féminine parfois appelée excision, est une procédure qui consiste à blesser ou à enlever, en partie ou en entier, les organes génitaux externes des filles et des femmes pour des raisons non médicales. Cette procédure peut causer de la souffrance et, à long terme, de graves problèmes de santé. Au Canada, la mutilation génitale est un crime.

Une personne qui aide à mutiler les organes génitaux féminins peut être accusée d’avoir commis un crime. Cela s’applique aux parents, aux médecins et aux infirmiers. Même la personne qui prend des dispositions pour que quelqu’un d’autre mutile une personne commet un acte criminel. Aussi, il est illégal de sortir une enfant du Canada afin de pratiquer cette procédure dans un autre pays.

La mutilation génitale féminine d’une enfant constitue de la maltraitance à l’égard d’un enfant et doit être signalée aux autorités.

Téléphonez à la police si vous soupçonnez qu’une personne que vous connaissez risque peut-être de subir des mutilations génitales.

À quoi ressemble la maltraitance sexuelle?

La maltraitance ou la violence sexuelle à l’égard d’un adulte peut comprendre :

• des attouchements sexuels ou des activités sexuelles sans consentement;

• une relation sexuelle poursuivie malgré les demandes pour arrêter;

• le fait de forcer quelqu’un à s’adonner à des actes sexuels non sécuritaires ou humiliants.

S’il n’est pas consenti, tout contact sexuel avec une personne est un crime appelé agression sexuelle*. Cela comprend aussi les attouchements sexuels ou le fait de forcer un époux ou une épouse, un conjoint de fait ou conjointe de fait, un petit ami ou une petite amie à avoir des relations sexuelles. Même dans le cadre d’un mariage, votre époux ne peut pas vous obliger à avoir une relation sexuelle.

Le Code criminel contient de nombreuses dispositions qui protègent les enfants contre la maltraitance sexuelle, qui se produit quand une personne profite d’un enfant à des fins sexuelles. Il n’est pas nécessaire qu’il y ait un contact physique. Par exemple, cela peut arriver quand un adulte invite un enfant à se toucher de façon sexuelle ou tente de leurrer un enfant sur Internet à des fins sexuelles.

Le contact sexuel entre un adulte et un enfant de moins de 16 ans est un crime. Au Canada, l’âge du consentement à des activités sexuelles est 16 ans, mais il existe quelques exceptions, quand l’âge de l’autre personne est proche de celui de l’enfant. Pour de plus amples renseignements sur l’âge du consentement et les relations entre adolescents, visitez le site Web du ministère de la Justice à l’adresse indiquée dans la section « Qui peut aider? » à la fin de la présente brochure.

Si un enfant est victime de maltraitance sexuelle à la maison, les services de protection de l’enfance peuvent intervenir et retirer l’enfant à ses parents.

Maltraitance psychologique

À quoi ressemble la maltraitance psychologique?

La maltraitance ou la violence psychologique, c’est utiliser des mots ou agir de façon à contrôler quelqu’un, à lui faire peur, à l’isoler ou à lui ôter sa dignité. On parle aussi parfois de maltraitance ou de violence émotionnelle. En voici quelques exemples :

• vous rabaisser, vous crier des noms ou vous insulter;

• vous crier constamment après;

• vous empêcher de voir vos amis ou votre famille;

• se moquer de vos croyances ou de votre religion et ne pas vous laisser la pratiquer (maltraitance spirituelle);

• contrôler ce que vous portez, où vous allez et qui vous voyez (si vous êtes un adulte);

• vous empêcher de sortir, de suivre des cours ou de travailler si vous le voulez (si vous êtes un adulte);

• menacer de vous faire renvoyer si vous n’agissez pas d’une certaine façon;

• menacer de vous blesser ou de blesser quelqu’un d’autre;

• détruire vos biens, blesser vos animaux de compagnie ou menacer de le faire;

• vous intimider ou vous humilier (y compris sur Internet).

Certaines formes de maltraitance psychologique sont des crimes : vous traquer, menacer de vous blesser, vous harceler au téléphone, vous intimider par exprès ou vous inciter (vous conseiller) à vous suicider. Beaucoup d’autres formes de maltraitance psychologique ne sont pas des crimes. Cependant, elles peuvent faire beaucoup de mal et peuvent mener à des actes criminels.

Si un enfant est victime de maltraitance psychologique, les services de protection de l’enfance peuvent intervenir et retirer l’enfant à ses parents.

Harcèlement criminel

Le harcèlement criminel, aussi appelé « traque », est un crime. Il consiste en un comportement répété qui vous fait craindre pour votre sécurité ou la sécurité de quelqu’un que vous aimez. Cela peut inclure :

• vous observer ou vous suivre;

• vous faire des menaces qui vous font craindre pour votre sécurité;

• proférer des menaces à l’égard de vos enfants, de votre famille, de vos animaux de compagnie ou de vos amis qui vous font peur;

• vous appeler à répétition ou vous envoyer des cadeaux après que vous lui avez demandé d’arrêter.

Exploitation financière

À quoi ressemble l’exploitation financière?

L’exploitation financière, c’est quand quelqu’un utilise votre argent ou vos biens pour vous contrôler ou vous exploiter. Cela peut inclure :

• prendre votre argent ou vos biens sans votre permission;

• retenir votre argent afin que vous ne puissiez pas payer vos biens;

• vous faire signer des documents pour vendre des choses que vous ne voulez pas vendre;

• vous forcer à modifier votre testament;

• ne pas vous laisser avoir accès à l’argent de la famille dont vous avez besoin pour répondre à vos besoins de base et à ceux de vos enfants.

La plupart des formes d’exploitation financière sont des crimes, y compris le vol et la fraude. L’exploitation financière peut aussi inclure des situations où une personne veut exploiter financièrement quelqu’un d’autre, comme dans les cas de fraude de dot.

Négligence

On parle de négligence quand un membre de la famille, qui a le devoir de prendre soin* de vous, ne répond pas à vos besoins fondamentaux.

Cela peut inclure :

• ne pas vous donner de la nourriture ou des vêtements adéquats;

• ne pas vous fournir un endroit sécuritaire et chaud où vivre;

• ne pas vous fournir des soins de santé, des médicaments et des soins d’hygiène personnelle adéquats (au besoin);

• ne pas empêcher que vous vous blessiez;

• ne pas s’assurer que vous êtes supervisé(e) adéquatement (au besoin)

Cela peut aussi inclure le fait de vous laisser seul(e) trop longtemps si vous êtes blessé(e) ou si vous ne vous sentez pas bien.

Les époux et les conjoints de fait ont le devoir de prendre soin l’un de l’autre. Les adultes ont le devoir de prendre soin de leurs enfants à charge et de leurs parents à charge.

Au Canada, quelques formes de négligence sont des crimes. Par exemple, le défaut de fournir les choses nécessaires à l’existence et l’abandon d’un enfant sont des actes criminels. Si un enfant est victime de négligence, les services de protection de l’enfance peuvent intervenir et retirer l’enfant à ses parents.

Violence à l’égard d’un partenaire intime

La violence à l’égard d’un partenaire intime (ce qui inclut la violence conjugale) est un type de violence ou de maltraitance qui peut vous arriver :

• dans un mariage, une union de fait ou des fréquentations;

• dans des relations avec un partenaire de sexe opposé ou de même sexe;

• en tout temps durant la relation, y compris au moment de la rupture ou une fois que la relation est terminée.

Tous les cas de violence à l’égard d’un partenaire intime ne sont pas identiques. Dans certains cas, une personne veut le pouvoir et le contrôle et utilisera différentes façons (y compris la maltraitance physique) pour les obtenir. Par exemple, elle pourra tenter de contrôler :

• ce que vous portez;

• si vous pouvez sortir et où vous allez;

• avec qui vous passez du temps;

• quand vous pouvez parler aux membres de votre famille et à vos amis;

• ce pour quoi vous pouvez dépenser de l’argent;

• si vous pouvez travailler ou suivre des cours;

• quand vous devez avoir des relations sexuelles et de quelle façon.

Ce type de violence s’aggrave presque toujours au fil du temps. Il mène souvent à de la violence physique grave qui peut causer des problèmes de santé permanents, y compris le trouble de stress post traumatique (TSPT)*.

Dans certains cas, les deux partenaires peuvent être violents l’un envers l’autre. Il peut y avoir des conflits dans toutes les relations, mais il y a des façons saines de régler les problèmes. Parfois, les gens vivent beaucoup de stress et utilisent la violence au lieu de régler leurs problèmes paisiblement. Il peut être difficile de briser le cycle de la violence, mais c’est possible.

Certaines personnes qui ont eu de très mauvaises expériences dans leur pays d’origine ou qui ont vécu des conflits armés peuvent aussi être victimes de TSPT. Cela peut avoir un impact sur leurs relations. Du counseling et d’autres services peuvent aider à régler ces problèmes.

Peu importe la raison qui explique la violence, si vous avez l’impression que votre vie ou celle de vos enfants est en danger, obtenez de l’aide le plus rapidement possible.

À quoi ressemble la maltraitance des aînés?

Parfois, les personnes qui prennent soin des personnes âgées (p. ex. des parents, des grands-parents ou des beaux-parents âgés) peuvent être violentes. La maltraitance est toujours inacceptable.

Si vous êtes une personne âgée et que vous êtes maltraité(e), vous dépendez peut être de l’agresseur. Peut être avez vous l’impression que vous devriez le protéger. Vous avez peut être honte du fait que la personne que vous aimez ou en qui vous avez confiance vous fait du mal. Vous pouvez aimer une personne, mais ne pas aimer la façon dont elle vous traite. Même si la personne qui vous maltraite est très stressée, c’est à elle d’obtenir l’aide dont elle a besoin pour régler ses problèmes. Elle ne devrait pas s’en prendre à vous.

Vous méritez d’être traité(e) avec respect et dignité. Si vous croyez être maltraité(e), vous devriez demander de l’aide. Appelez quelqu’un en qui vous avez confiance et dites lui ce qui se passe. Ou bien, demandez à parler à votre médecin en privé, et expliquez-lui votre situation.

À quoi ressemble la maltraitance des enfants?

Il est parfois difficile d’être parent. Si vous croyez que le comportement de votre enfant est irrespectueux ou inacceptable, utiliser la violence n’est pas la solution. Vous ne ferez que blesser l’enfant et vous pourriez faire l’objet d’accusations criminelles. Bon nombre de formes de maltraitance sont des crimes.

Si vous avez besoin d’aide pour comprendre ou guider le comportement de votre enfant ou pour l’aider à se sortir d’une passe difficile, demandez des conseils à un ami en qui vous avez confiance, à un médecin, à un travailleur social, à un conseiller pédagogique ou à un enseignant. Rien ne justifie le recours à la violence. En plus du Code criminel, des lois provinciales et territoriales sur la protection de l’enfance protègent les enfants contre la maltraitance et la négligence.

Au Canada, chaque province et territoire possède une loi qui oblige les personnes qui croient qu’un enfant est maltraité à le signaler. Par exemple, si votre enfant est maltraité ou exposé à la violence familiale, vous devez obtenir de l’aide pour lui. Vous pouvez communiquer avec les services de protection de l’enfance ou un organisme de services à la famille, pour obtenir de l’aide ou des conseils. Si vous ne faites rien pour protéger votre enfant, la police et les services de protection de l’enfance peuvent intervenir. Les lois protègent les enfants, même si la forme de maltraitance ou de négligence n’est pas un acte criminel. Si vous croyez que vous ne pouvez pas protéger votre enfant, appelez la police.

Les enfants qui sont témoins de violence familiale

Si vous êtes un parent et que vous êtes victime de violence, il peut être difficile pour vous de prendre soin de vos enfants. La violence peut faire en sorte que vous ayez très peu d’énergie à leur consacrer. Vous vous sentez peut être coupable de ne pas pouvoir leur donner ce dont ils ont besoin.

Il peut être très difficile pour des enfants de voir ou d’entendre des manifestations de violence familiale, même s’ils n’en sont pas directement victimes. Ils auront probablement peur et ne se sentiront pas en sécurité. Ils peuvent avoir de mauvais résultats scolaires ou éprouver des problèmes dans un contexte social. Ils peuvent apprendre à ne pas vous respecter et à ne pas se respecter. Ils peuvent intimider les autres ou être victimes d’intimidation à l’école. Ils risquent de grandir et de devenir des agresseurs ou des victimes de violence dans leur propre famille.

Si vos enfants sont exposés à la violence familiale, les services de protection de l’enfance peuvent intervenir.

Vous pouvez obtenir de l’aide. Il n’est jamais trop tard pour changer les choses et aider vos enfants.

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Source: Abuse is Wrong in Any Language - ISBN 978-0-660-06067-5